5 conseils pour que la diversification alimentaire de votre enfant se passe bien

5 conseils pour que la diversification alimentaire de votre enfant se passe bien

 
 
 

Il y a quelques semaines, je laissais la plume à Sandy pour vous parler de l’allaitement. C’était un plaisir de lire son point de vue sur ce sujet. Aujourd’hui, je reprends les commandes pour aborder le thème de la diversification alimentaire de l’enfant.

Lorsqu’il s’agit de notre premier enfant (mais pas seulement), grand nombre de questions se bousculent dans notre tête : quand et comment commencer à donner autre chose que du lait à notre bébé ? Comment introduire de nouveaux aliments ou encore à quoi dois-je faire attention pour éviter que mon enfant développe des allergies alimentaires ? Nous allons voir ensemble ces différents points pour que les débuts de cette diversification alimentaire avec votre enfant se passe le mieux possible.

Quand commencer la diversification alimentaire de l’enfant

En tant que jeunes parents, vous avez certainement déjà entendu de tout en matière de diversification alimentaire. Entre nos grands-mères à qui on a demandé d’ajouter des céréales dans les biberons de leur bébé dès l’âge de 3-4 mois, nos mamans qui ont commencé à donner des petits pots carotte-patates à partir du 4ème mois et les conseils des copines dont le bébé a été nourri au lait jusqu’à 6 mois, nous ne savons pas vraiment quelle est la bonne manière de faire.

Alors, concentrez-vous, je vais vous dévoiler la vérité : il n’y a pas qu’une manière de faire. Eh non, je ne vais pas vous donner un âge auquel commencer la diversification avec votre enfant. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il existe autant de façons de faire que de bébés.

Chaque enfant est unique et aura des besoins différents. Ce n’est pas parce que le bébé de la voisine a mangé des morceaux à 5 mois et utilisé les couverts à 10 mois, que votre petit trésor devra faire de même. Premièrement, parce que rien ne dit que les paroles de cette maman soient vraies et parce que les besoins de votre enfant ne sont pas les mêmes que ceux de ce bébé.

Même si l’OMS préconise l’allaitement exclusif pour les nourrissons jusqu’à 6 mois, il ne faut pas oublier que c’est une moyenne. C’est-à-dire que certains bébés réclameront plus rapidement à recevoir un autre type d’alimentation et d’autres continueront de se développer sans problème en ne prenant que du lait maternel.

La diversification commence par la découverte de l’aliment

Durant ma formation d’éducatrice de l’enfance, j’ai bien évidemment découvert la fameuse grille d’introduction des alimentes, dans la diversification de l’enfant. J’avais donc bien en tête, ce que je devais donner en premier, puis en deuxième à notre fille. Et pourtant, je l’ai bien vite mise de côté pour regarder ce que notre fille souhaitait. Car, oui, même petit, les enfants savent se faire entendre.

Un enfant qui voit ses parents manger, va petit à petit porter un intérêt à ce qui se passe à table, puis dans les assiettes. Ce n’est pas rare qu’un bébé sur le genou tente de prendre la nourriture présente dans les plats. Et ce n’est pas grave si cet aliment ne figure pas sur la liste distribuée par les pédiatres et les infirmières. Car avant d’être une substance nutritive, elle est avant tout une découverte pour l’enfant : toucher, regarder, sentir, écouter, mettre à la bouche. L’utilisation des cinq sens est la base de tout apprentissage. Avant de manger de la nourriture solide pour s’alimenter, l’enfant va expérimenter. C’est ainsi qu’il va découvrir que ces aliments lui procurent du plaisir et atténuer sa faim.

Proposer, mais ne pas forcer

Lorsqu’on observe que l’enfant porte un intérêt à ce qui se passe autour de la table, on peut commencer à lui proposer sa propre nourriture. Sous forme de purée ou sous forme d’aliment solide (comme dans la Diversification Mené par l’Enfant). Cependant, le plus important est de ne jamais forcer l’enfant, que ce soit de goûter ou de terminer sa portion. N’oublions pas que nous sommes tous différents, que nous avons des appétits divers et évidemment des préférences qui nous sont propres. Pour les bébés, c’est pareil.

L’enjeu est important à cet âge, car le risque de voir se développer des troubles alimentaires par la suite, est grand. Le plaisir doit rester la base de tout apprentissage. Dans un cadre sain et sans contrainte, l’enfant ne peut que s’épanouir et découvrir les joies de la table avec sa famille.

Inclure le bébé dans les repas en famille

Revenons sur cette idée de joies de la table. (Trop) Souvent, je vois des familles qui préfèrent donner à manger à l’enfant en dehors des repas familiaux, pour plus de tranquillité ou par habitude, qu’importe. Je conçois que cela est parfois bien plus facile à gérer et plus agréable pour les adultes, cependant, il est important que l’enfant, avant même de manger à table, puisse profiter de ces instants de plaisir familial.

Se retrouver entre parent et enfant pour manger est un moment riche pour chacun. C’est même essentiel pour l’équilibre familial, comme le montre ces 5 raisons de manger tous ensemble autour d’une table. Ne privilégiez pas toujours votre confort personnel, mais pensez aussi au bien-être familial. Le bébé ne pourra que s’imprégner positivement de ces moments de partage.

Un petit mot sur les risques d’allergies alimentaires

S’il existe des prédispositions génétiques, il est important d’en parler avec le médecin de votre enfant pour être accompagné dans la découverte de l’aliment en question. Pour le reste, il faut observer les réactions de l’enfant lorsqu’il découvre de nouveaux aliments.

Comme je le répète depuis le début de cet article, chacun est différent. Un aliment peut faire une réaction chez un enfant, mais pas chez l’autre. Certains verront les symptômes diminuer avec l’âge, d’autres devront proscrire l’élément allergène de l’alimentation de leur enfant.

Cependant, il y a des facteurs environnementaux auxquels vous pouvez faire attention :

  • La surprotection en matière d’hygiène
  • La consommation excessive d’aliments riches en additifs
  • L’hyperconsommation d’un aliment allergène

Si vous avez le moindre doute, consulter votre médecin traitant, il sera plus à même de répondre à toutes vos interrogations.

Alors, comment bien réussir la diversification alimentaire de l’enfant ?

Je vais tenter de résumer brièvement en répondant aux questions fréquemment posées : quand, quoi et comment.

Quand ? Dès l’instant où le bébé porte un intérêt à la nourriture qui se trouve sur la table.

Quoi ? Tout ce que vous cuisinez au quotidien. Et pourquoi ne pas découvrir de nouveaux aliments en même temps que votre bébé.

Comment ? En lui proposant de découvrir les aliments en même temps que le reste de la famille mange.

L’élément principal pour réussir la diversification de votre enfant, c’est d’observer le bébé, de détecter ses signes d’intérêt, de lui donner l’opportunité de découvrir ce qu’est la nourriture et de le laisser goûter par ses propres moyens.

Je vous laisse avec toutes les clés en main pour débuter cette nouvelle aventure avec votre tout-petit. Cependant, si vous avez des questions ou des inquiétudes, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires, ou à m’écrire en message privé ici.

Avez-vous déjà pensé laisser votre enfant diriger lui-même les étapes de sa diversification alimentaire ?