Ce déclic qui a changé ma vie de parent

Ce déclic qui a changé ma vie de parent

26 novembre 2019 1 Par Shirley
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Être parent, c’est toute une aventure. Il y a les mois ou les semaines qui précèdent la conception, suivis des 9 mois de la grossesse. Puis vient la merveilleuse rencontre avec notre bébé après les douleurs de l’accouchement. Notre mini nous va ensuite grandir. Il/elle deviendra une petite fille ou un petit garçon avant de se transformer en une jeune fille ou un jeune garçon. Avant même qu’on s’en soit rendu compte, notre enfant prendra son envol. Mais pour en arriver là, il y a bien des défis qui nous attendent : des étapes merveilleuses et des moments de turbulences. 

Au milieu de toutes ces aventures, nous apprenons. Nous apprenons à devenir parents !

femme enceinte assise dans l'herbe
Image parFree-Photos de Pixabay

Aujourd’hui, je vais vous parler du « déclic qui a changé ma vie de maman ». J’aborde ce thème dans le cadre de l’événement inter-blogueurs organisé par le blog parents en équilibre. Valentine Magnée a d’ailleurs écrit un très bel article sur les 5 livres qui ont changé sa vie. Des lectures inspirantes pour parents et futurs parents.

Avant le déclic

Avant de devenir maman…

Avant de me marier, j’ai fait des études pour devenir éducatrice de l’enfance (l’équivalent d’éducatrice du jeune enfant en France). Durant trois ans, j’ai étudié des théories diverses en rapport avec l’enfance. On m’a parlé d’alimentation, de règles, d’autonomie, de bienveillance, de soin, …

J’étais convaincue avoir TOUT appris. Que l’éducation n’avait plus aucun secret pour moi. Je pouvais maintenant avoir des enfants sereinement.

Durant les quelques années où j’ai travaillé en structure d’accueil préscolaire (crèche), j’ai réalisé qu’entre la théorie et la pratique, il y avait parfois un gouffre. Mais, j’arrivais à adapter ma pratique en puisant dans l’une ou l’autre des théories que j’avais étudiées.

Une fois que je suis devenue maman

Mon mari avec notre princesse.

Rien ne s’est passé « comme en théorie ». Eh oui ! Bien évidemment, je m’en doutais, mais quand même, on tombe de haut. J’avais décidé de faire comme ceci ou comme cela, de ne surtout pas faire de telle ou telle façon. C’est, soi-disant, mieux pour l’enfant de faire cela ou ceci. Vous voyez un peu ce que je veux dire. J’avais un discours bien construit.

J’avais plein de bonnes intentions pour ce petit être que j’avais porté pendant plusieurs mois dans mon cœur, puis pendant 9 mois dans mon ventre. Une fois bébé dans mes bras, la théorie me semblait bien compliquée. Comment je fais pour que bébé se calme ? Comment je fais pour qu’il accepte de manger ? Comment je fais pour qu’il s’endorme paisiblement ? Comment ? Comment ? Comment ?

Le problème est survenu à ce moment-là ; lorsqu’on se sent démunie et qu’on ne sait plus comment faire. Car, le problème n’est pas de ne pas savoir que faire, le problème vient de tout ce qu’on nous dit de faire. Les sages-femmes, les infirmières, les grands-mères, le papa, la sœur de la copine du tonton, le cousin de l’oncle du grand-père, etc… Enfin, vous imaginez bien que tout le monde pense savoir mieux que les autres. Chacun est convaincu d’avoir LA solution.

Et moi dans tout ça ?

Dans ma tête, tout se bousculait. Finalement, qu’est-ce que je dois faire pour mon bébé ? Est-ce que je fais ce qu’il faut pour mon enfant ? Et au milieu de toutes ces voix, qui pense à moi ?

Personne (enfin presque, vous verrez après qu’une personne a su m’ouvrir les yeux) et même pas moi-même. Je n’existais qu’à travers mon bébé. J’aurais pu continuer comme ça encore longtemps et devenir totalement transparent si une personne n’avait pas pris le temps de me dire…

Le déclic

Vous avez envie de savoir ce que cette personne m’a dit ? Il va falloir avoir encore un peu de patience. Je vais d’abord vous parler de cette personne. Elle a eu un tel impact dans ma vie de maman qu’il serait dommage de ne pas lui faire hommage dans cet article.

Les vacances du déclic

Elle s’appelle Claude et c’est la tante de mon mari. Ses enfants avaient, à l’époque, bientôt 4 et 6 ans. Tout n’a pas été facile non plus pour elle avec ces enfants. Mais qui peut dire que les premiers jours, les premiers mois (et la suite aussi) en tant que parents sont faciles ? La différence de Claude, c’est qu’elle avait bien plus de maturité que moi à la naissance de ces enfants.

Je ne sais pas si elle se souvient des paroles prononcées ce jour-là. Nous étions en vacances de ski avec toute la famille et au milieu des conseils de tout un chacun, elle a dit :

« Fait comme TOI tu penses ! Fais ce que tu penses être le mieux pour ta fille ET pour toi ! N’écoute pas les autres ».

Quel impact ce déclic a eu par la suite

Ma fille aura 7 ans en février et 3 autres bébés sont venus agrandir la famille. Alors, vous imaginez bien que nous avons passé par des hauts et des bas avec chacun de nos enfants. À chaque âge, il y a des défis différents pour chaque enfant. Alors dans ses moments-là, je repense à cette phrase.

J’ai compris que la théorie, c’est bien beau, mais elle ne s’applique pas toujours aussi facilement. Les conseils peuvent parfois être intéressants, mais il faut faire du tri et prendre ce qui correspond à notre famille. Et la comparaison avec les autres parents nous détruit. Faites-vous confiance et ayez confiance en vos enfants.

Chaque parent est unique, chaque enfant est unique et chaque famille est unique.

Je partage particulièrement cet article avec ma belle-sœur. Lisa si tu lis cet article, j’espère que tu garderas en mémoire ces quelques mots de Claude et qu’ils t’aideront au quotidien !

Si vous pensez que cet article, peut aider un parent, n’hésitez pas à le partager autour de vous.


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