Couches lavables vs couches jetables

Couches lavables vs couches jetables

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En devenant parents, nous avons tout naturellement pris des couches jetables pour nos enfants. Nous n’avons jamais eu de problèmes, si ce n’est pour notre porte-monnaie. Même si l’idée m’avait traversé l’esprit, j’ai toujours pensé que les couches lavables me demanderaient beaucoup trop de travail et d’investissement personnel.

Pourtant, j’ai dû envisager de passer des couches jetables aux couches lavables avec notre quatrième enfant. Notre petit trésor fait de forts érythèmes fessiers. Alors, depuis plusieurs mois, nous avons fait l’acquisition d’une petite collection de couches lavables et les utilisons quotidiennement.

Cette semaine, je fais un petit point sur les avantages et les inconvénients des deux types de couches.  

Les couches jetables

Encore une grande majorité des parents utilisent ce type de protection pour les bébés. Évidemment, au premier abord, c’est ce qui a de plus facile d’utilisation. Mais faisons un petit tour du point de vue économie, écologie et praticité.

Le prix des couches jetables

En France, le prix de la couche va de 0,46 € pour des couches Bio, à 0,13 € pour des couches classiques. Si nous tenant compte qu’un enfant entre 0 et 3 ans utilisera en moyenne plus de 4500 couches, le budget oscillera entre 2070 € et 585 €. En moyenne, ce n’est pas moins de 1500 € consacré uniquement à cela.

Pour la Suisse, le budget est légèrement plus élevé. Le prix de la couche variant entre 15 centimes (0,14 €) pour des marques discount à 60 centimes (0.55 €) pour un modèle écologique. Ce qui fait une moyenne de 2000 CHF (1850 €) pour les trois premières années de vie du bébé.

Qu’importe la marque choisie, c’est une sacrée somme.

Les couches jetables, écologiques ou non ?

Du point de vue écologique, c’est indéniablement catastrophique. Une couche classique met environ 500 ans à se dégrader. Alors, quand on pense que 40% des produits ménagers sont uniquement des couches et qu’un enfant produira en moyenne une tonne de déchets de ce type, ça laisse interrogatif.

Pour ce qui est des couches dit « écologiques » ou « bio », ce n’est pas pour autant qu’elles sont biodégradables et sans effet sur l’écosystème. Je laisse la plume au blog je suis papa qui a très bien développé ce sujet.

Les couches jetables, c’est bien pratique

Il faut l’avouer, l’utilisation des couches jetables, c’est facile et pratique. Elles prennent peu de place dans un sac à langer, ça se met super rapidement et ça se jette dans n’importe quelle poubelle.

De ce point de vue-là, les couches jetables, c’est top !

Couches lavables

Maintenant, abordons un peu la question des couches jetables. Elles sont encore peu rependues en France et en Suisse, et pourtant, elles méritent d’être connues. Comme dans le chapitre précédent, faisons un petit tour sur les prix, le côté écologique et pratique de ce type de protection.

Le prix des couches lavables

En France, comme en Suisse, un lot d’une vingtaine de couches lavables coûte entre 500 à 900 euros en moyenne. Pour ma part, j’ai commandé mes couches à l’étranger (je sais, ce n’est pas bien pour l’économie suisse). Pour une même quantité de couches, j’en ai eu pour moins de 200 CHF (185 €).

En plus du prix des couches, il faut encore y ajouter le coût des lessives. Car qui dit couches lavables, dit plus de lessives. Il faut compter en moyenne 1 machine tous les 3-4 jours. Si l’on comptabilise l’électricité, l’eau et le savon, nous pouvons estimer qu’un cycle coûte en moyenne 1 €.

À vos calculatrices ! Allez, je suis gentille, je vous épargne ce travail. En moyenne, ça fait entre 90-120 €/année.

Donc, sur 3 ans, le budget maximum serait de 1260 €. Et cela ne compte pas qu’un enfant qui utilise ce type de protection, devient propre en moyenne plus vite que les enfants qui grandiront avec des couches jetables (2,5 ans).  

Si vous pensez que c’est encore trop cher, je suis très gentille aujourd’hui et je vous partage le site Hello Tribu avec des astuces pour s’équiper à moindre coût en couches lavables.

Les couches lavables, sont-elles vraiment écologiques ?

Malgré les nombreuses lessives, elles restent bien plus écologiques que les couches jetables. Rien qu’au niveau de l’eau pour la fabrication et l’entretien des couches lavables, c’est deux fois moins que pour les protections jetables.

Pour ce qui est des déchets, il n’y a que le petit voile, qui récupère les selles, qui est jeté.

Les couches lavables, c’est compliqué

Je ne dirais pas que c’est compliqué, mais ça demande un peu plus d’organisation. Certes, il y a les machines à faire tourner, les couches à suspendre et à monter (pour les couches en 2 parties). Pourtant, dans l’utilisation proprement parlante, c’est tout aussi facile que les couches jetables : on met et on ferme.

Je vous l’accorde, il y a quelques petits désagréments. Lorsqu’il y a des selles trop liquides, un petit prélavage à la main n’est pas de trop. Il faut aussi prévoir un sac pour les couches sales lorsqu’on est en déplacement et un peu plus de place pour stocker le tout. Si on oublie de faire la lessive, c’est embêtant.

Néanmoins, comme dit plus haut, les enfants qui utilisent ce type de protection sont propres légèrement plus tôt que les autres. N’est-ce pas un mal pour un mieux ?

Conclusion

Les aprioris sont encore bien nombreux sur les couches lavables. Pourtant, elles restent plus économiques et plus écologiques que les couches traditionnelles. Peut-être un mixe des deux types de protection serait un bon compromis pour les gens septiques ou ceux qui ont peur d’avoir trop de travail de nettoyage.

Personnellement, en ayant utilisé pendant de nombreuses années les couches jetables, je regrette de ne pas avoir sauté le pas des couches lavables plus tôt. Si un jour nous accueillons un cinquième enfant, je ne réfléchirais pas deux fois sur le type de protection que j’utiliserais : érythèmes fessiers ou non, se sera couches lavables.

Qu’utilisez-vous comme couches pour vos enfants ? Employez-vous des protections différentes pour un nouveau-né ou pour un bambin ?

Qu’importe ce que vous utilisez pour votre enfant, n’oubliez jamais que vous êtes une mère parfaite.


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