Éduquer sans punir, est-ce possible ?

Éduquer sans punir, est-ce possible ?

26 février 2019 4 Par Shirley
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J’en rêve !!!!

Mais c’est pour moi encore difficile à dire qu’éduquer sans punir est possible. J’aimerais tant pouvoir affirmer avec conviction que nous pouvons vivre sereinement sans punitions. Avec 3 enfants de 6 ans, 5 ans et 3 ans, ainsi qu’un bébé à naître, je n’y arrive pas, pas encore.

Alors, pourquoi vouloir écrire un article à le sujet, allez-vous me dire. Tout simplement parce qu’une amie blogueuse, Ludivine, du blog graines-de-bienveillance.com, organise un carnaval d’article qui a pour sujet l’éducation sans punition. Et j’avoue que j’avais envie de le prendre comme un défi personnel. Dans cet article, je vais vous dévoiler mon cœur de maman. Je vais essayer de trouver quelles sont mes failles, ces obstacles qui me font échouer et ne pas atteindre mon but de la maman bienveillante.

Mon tempérament

Je vous l’avoue, c’est bien mon plus grand défaut. J’ai un tempérament très fort. Je n’aime pas avoir tort et je vais tout mettre en œuvre pour que les choses se passent comme j’en ai décidé. Alors, oui, je fais des efforts et j’arrive à me contrôler de plus en plus. Malheureusement, lorsque je suis fatiguée (et c’est souvent en ce moment, la grossesse n’aidant pas) ou lorsque trop de choses me contrarient, je m’emporte.

J’essaye donc tant bien que mal de discuter avec mes enfants. Mais lorsque mes nerfs sont à vif, j’ai tendance à m’emporter, crier d’abord et ensuite prendre le temps de comprendre. J’ai souvent besoin de me calmer et que l’enfant se calme. Après un moment de calme, je suis enfin capable de prendre le temps avec l’enfant en question pour avoir une discussion.

Alors, souvent pendant ce temps nécessaire, autant pour l’enfant que pour moi-même, je punis l’enfant dans sa chambre. Et ma plus grosse erreur, c’est de le faire en criant.

Je ne connais pas d’autres exemples éducatifs

yeux enfant triste
Photo par Myriams-Fotos sur Pixabay

Nous avons souvent été éduqués de la manière forte (punitions, fessées, menaces, …) alors pourquoi nos enfants ne supporteraient pas la même chose ? C’est bête de penser ainsi. Surtout que souvent nous avons de mauvais souvenirs de ces actes. Alors, pourquoi continuer de perpétuer ce mode éducatif ?

Et bien simplement parce que je n’ai pas d’autres exemples. J’essaye de m’informer, de comprendre, mais autour de moi, j’ai peu d’exemples de personnes qui pratiquent l’éducation bienveillante et que chez qui cela marche réellement. Je ne dis pas que ça ne marche pas, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit. Je dis juste que dans mes connaissances proches, je ne vois pas de résultat positif. Certainement parce qu’il faut du temps et beaucoup de patience pour arriver à un résultat convaincant sans jamais punir.

Je pense qu’on peut y arriver. Mais il faut être fort et avoir beaucoup, beaucoup de patience. J’en arrive donc à mon point suivant.

Mon manque de patience

Je pense que je ne suis pas la seule dans ce cas. Quoique nous n’ayons pas (trop) de contrainte par notre pratique de l’IEF (j’ai écrit un article sur nos choix de ne pas scolariser nos enfants, si ça peut vous intéresser), il faut dire que j’ai parfois envie que les enfants fassent certaines choses dans un temps imparti.


J’aime quand l’appartement est rangé, j’aime quand les enfants sont habillés et ne traînent pas en pyjama toute la journée. Mais j’aime ne pas devoir répéter les choses trop de fois aussi. Alors, ma patience a souvent des limites. Au bout de 2, 3, 4 rappels (voire plus), je commence à m’impatienter et malheureusement à crier, menacer, et même parfois punir.

Ma fierté

maman qui console son enfant
Photo par StockSnap sur Pixabay

Ah que c’est dur en tant qu’adulte, et encore plus lorsqu’on est parent, de se remettre en question. Et c’est encore plus dur de dire pardon à nos enfants lorsqu’on va trop loin. J’avoue que j’aimerais parfois réussir plus souvent à leur demander pardon, car je sais que mes paroles peuvent être blessantes, que mes gestes peuvent parfois être trop brusques. Mais la fierté est coriace.

La rédaction de cet article m’aide à prendre conscience de mes erreurs, mais surtout de mes faiblesses. Je suis adulte et je pense qu’on peut tous travailler sur nos comportements. On le demande constamment à nos enfants, mais pourquoi pas également à nous ? Parce qu’on pense être parfait ? Parce qu’on pense ne plus pouvoir changer ? Non, tout simplement par fierté

Je peux changer, vous aussi

Alors, éduquer sans punir oui, c’est possible, mais nous devons premièrement faire un travail sur nous-même.

Je dois me remettre en question, je dois me fixer des objectifs réalisables autant que j’en fixe à mes enfants. Nous pouvons tous changer, qu’importe notre passée, qu’importe notre vie actuelle. Il suffit de le vouloir. Alors, aujourd’hui, je m’engage à travailler sur mes défauts et aller de l’avant. Et cela pour le bien-être de mes enfants.

En résumé, je dois :

  • Apprendre à me calmer avant de parler à mes enfants, ne pas crier sans réfléchir et contrôler ma colère et ma frustration… comme les enfants.
  • Ne pas me référer uniquement aux exemples éducatifs connus.
  • Me reposer plus pour être plus patiente.
  • Mettre ma fierté dans ma poche et penser d’abord au bien-être de mes enfants.

Je ne suis pas une mère parfaite (Ludivine parle bien de ce sujet dans un article que vous pouvez lire ici). Je dois rester lucide, les choses ne se feront pas toute suite. Un pas après l’autre. C’est comme ça que peut-être un jour, j’atteindrais mon objectif.

Qui souhaite me suivre dans cette démarche ? Commenter et partager votre défi.


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