Les effets de l’alimentation sur les enfants : et si les graisses pouvaient aider ?

Les effets de l’alimentation sur les enfants : et si les graisses pouvaient aider ?

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Depuis quelques années, des études montrent les effets de l’alimentation sur les enfants. Les répercussions peuvent être positives, mais également, et trop souvent, négatives. Faisons ensemble un petit tour des aliments à prescrire des repas de nos enfants et ceux qui sont essentiels à leur bon développement. Accrochez-vous bien, je vais certainement bouleverser vos idées reçues.

Les effets de l’alimentation sur les enfants en quelques chiffres

Sans être trop alarmiste, j’ai envie de vous faire part des résultats de mes recherches sur le surpoids, l’obésité et la maigreur chez les enfants et les risques à long terme que cela peut engendrer. Pour terminer sur une bonne note, je vous partage une surprenante découverte d’une corrélation entre l’alimentation et le TDAH.

Le surpoids, l’obésité et la maigreur chez les enfants

L’OMS a déclaré qu’il y avait, dans le monde, plus de 41 millions de jeunes enfants (entre 0 et 5 ans) atteint d’obésité en 2016. En Europe, aujourd’hui, 1 enfant sur 3 âgés de 11 ans serait en surpoids ou en obésité. Et en France, l’étude ESTEBAN menée entre 2014 et 2016, arrive à la conclusion que 17% des enfants âgés de 6 à 17 ans sont en surpoids, dont 4% en obésité.

Dans plus de 60% des cas de surpoids survenant avant la puberté, ces personnes seront également en surpoids au début de l’âge adulte. Malheureusement, l’obésité infantile est l’un des facteurs de risque de nombreuses maladies : certains cancers (endomètre, sein et côlon), maladies cardiovasculaires, résistance à l’insuline et diabète de type 2, problèmes orthopédiques et troubles musculosquelettiques (ostéoarthrite), troubles mentaux, sous-résultats scolaires et une faible estime de soi.

La cause du surpoids est, dans la grande majorité des cas, l’alimentation, mais l’augmentation de la sédentarité chez les enfants et les jeunes en serait également responsable.  

Pour ce qui est de la maigreur, elle est en nette augmentation chez les jeunes filles adolescentes, passant de 8% en 2006 à 14% en 2016. Dans le cas de troubles anorexiques, en plus des séquelles psychologiques, les effets peuvent être dramatiques, allant du trouble du métabolisme osseux, jusqu’à la mort, en passant par l’aménorrhée et l’infertilité.

Le TDA-H

Le trouble du déficit d’attention-hyperactivité (TDA-H) concerne 5 à 7% des enfants et des adolescents des pays industrialisés. En France, une étude menée en 2011, estimait entre 3,5% et 5,6% le nombre d’enfants entre 6 et 12 ans souffrants de TDA-H. Pour plus d’informations sur le TDA-H, je vous renvoie sur le site HyperSupers tdah France. https://www.tdah-france.fr/Prevalence-du-TDAH-en-France.html

Vous vous demandez certainement ce que l’alimentation a à avoir avec ce trouble. Les époux Fred et Alice Ottoboni, experts en nutrition, ont publié un excellent article sur la théorie selon laquelle le TDAH pourrait être une maladie due à une carence nutritionnelle. Selon les auteurs, la conséquence directe serait un grand changement dans les habitudes alimentaires de ces dernières décennies. La consommation d’aliments transformés contenant une surabondance de sucre, ainsi qu’un changement radical dans les sources de graisses.

Se nourrir est le besoin primaire de l’être humain

pyramide: les besoins selon Maslow

S’alimenter est un besoin primaire pour tous individus. Selon Maslow, c’est le besoin fondamental, le socle de sa pyramide. Si celui-ci est comblé, l’être humain peut rechercher à combler le second échelon.

Cependant, chez le nourrisson, manger est également associé à sa relation avec la mère (ou la personne de substitution). Le bébé, puis ensuite l’enfant, va grandir avec la notion du lien entre le besoin de s’alimenter et l’affectif. D’où la difficulté à gérer les problèmes de surpoids ou de maigreur.

C’est pourquoi, en tant que parent, prendre conscience des aliments sains et néfastes pour le développement de nos enfants est essentiel.

Les effets de l’alimentation sur les enfants : le sucre

Tel que mentionné dans le premier chapitre, le sucre serait l’une des conséquences alimentaires des problèmes de surpoids et de TDAH, mais également du comportement explosif des enfants. Les produits industriels, étant faits pour être conservés longtemps, contiennent plus de sucre que les préparations maison. De plus, le sucre se trouve aussi là où on ne l’attend pas.

Si le sucre a un effet avéré sur la prise de poids, ainsi que d’autres maladies, les professionnels ne sont pas capables de se mettre d’accord si le sucre serait la cause de la surexcitation et l’hyperactivité des enfants. Néanmoins, les différentes substances contenues dans ces sucreries (caféine, théobromine, de nombreux colorants et additifs) font partie des causes.

Cependant, il est d’une évidence que le sucre, mais tout particulièrement les glucides vides (aliments contenant des glucides avec quasi aucune valeur nutritive, comme par exemple les chips, les sodas, les bonbons, les apéritifs, les boissons alcoolisées, les céréales raffinées, les pâtisseries…) sont absorbés très rapidement dans le sang. Ce qui provoque une rapide production d’insuline et favorise l’absorption du glucose par les cellules de l’organisme, qui sera par la suite, transformé en réserve sous forme de corps gras.  

Finalement, étant donné que les aliments riches en sucre ont souvent peu de valeur nutritionnelle, vaudrait mieux amoindrir leur consommation, surtout chez les enfants. D’autant plus que l’OMS (oui encore eux) conseille de consommer un maximum de 50g de sucre par jour.

Les effets de l’alimentation sur les enfants : les besoins nutritionnels du cerveau

Le cerveau est alimenté essentiellement de graisse. Il est d’ailleurs constitué de 2/3 de graisse. L’enfant, durant sa croissance, a donc besoin de graisse pour construire ses connexions neuronales et la croissance des différentes parties du cerveau. Une carence en graisse (ou un déséquilibre en acide gras) aurait pour effet de ralentir ce développement.

Néanmoins, il ne s’agit pas de n’importe quelles graisses. Il s’agirait des oméga-3 et oméga-6, que l’on trouve essentiellement dans les viandes, les poissons et les œufs, et non dans les huiles végétales qui se transforment rapidement en acides gras trans dès qu’elles sont surchauffées.  

L’être humain est incapable de fabriquer naturellement, à partir d’autres nutriments, ces graisses vitales pour un bon développement du cerveau. Ce n’est pas parce que les oméga-6 sont présents dans les huiles végétales, que c’est pareil pour les oméga-3. Ces derniers ne se trouvent en abondance que dans les graisses animales.

Manger des graisses animales, mais également des acides gras saturés comme l’huile de coco ou les noix auront un effet positif sur l’organisme. Ce qui va à l’encontre de tout ce que vous aurez pu entendre jusqu’à aujourd’hui.

Conclusion

Il est évident que les enfants d’aujourd’hui sont plus sujets à des problèmes de surpoids, de TDA-H ou de comportements perturbateurs. Bien que tous ces troubles ne soient pas liés uniquement à l’alimentation, nous avons la possibilité de les alléger.  

Apporter plus de source d’oméga-3 et oméga-6 aux enfants en leur proposant des graisses animales (poisson, viande, œufs) et diminuer la consommation de sucre peut déjà faire une différence. De plus, les graisses vont permettre une absorption plus lente du glucose dans le sang et donc éviter une trop grande prise de poids.

Un bon petit-déjeuner avec des œufs et du bacon, au lieu des bols de céréales riches en glucides vides, sera bien plus efficace à long terme. Un verre de lait au goûter au lieu d’un soda (même alléger) ou encore un sandwich au thon fait maison plutôt qu’un hamburger du fast-food éviterons les carences en graisse.

N’oubliez pas que la boisson la plus saine reste l’eau, pour les enfants, mais également pour les adultes.

Sources


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