Être et devenir : le film qui a changé ma vision de l’éducation

Être et devenir : le film qui a changé ma vision de l’éducation

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Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler du film Être et devenir de Clara Bella. Il n’a pas changé uniquement ma vision de l’éducation, mais surtout ma manière d’envisager notre avenir familial. Encore aujourd’hui, mon cerveau réfléchi et recherche des manières d’adapter notre quotidien à nos nouvelles valeurs.

Cet article participe à l’événement inter-blogueurs organisé par Julie, du blog Ciné, Ma thérapie, dont le thème est “I Feel Good Movie !”. Elle partage, entre autres, un superbe article sur la cinemathériapie à travers les dessins animés, à l’attention des familles.

Vivre sans école, une vision de l’éducation différente

Si vous me connaissez depuis un moment déjà, vous savez que nos enfants ne sont jamais allés à l’école. Au départ, c’était notre choix (ici, vous trouverez les raisons de cette décision). Maintenant c’est devenu leur choix également. Même si la réflexion à ce sujet a mûrie depuis que notre fille est toute petite, il y a un film qui a changer notre vision de l’éducation : Être et devenir, de Clara Bella.

Avant de me lancer dans les rétrospectives de nos réflexions, je vous mets la bande-annonce du film, pour mieux comprendre les propos qui vont suivre.

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En tant qu’adulte, nous sommes formatés au système d’apprentissage de la société. C’est-à-dire que les enfants vont à l’école pour être instruit, faire des études, avoir un métier et gagner de l’argent. Chaque enfant doit apprendre à lire à 7 ans, connaître son livret à 10 ans, etc… et vivre dans ce monde hiérarchisé où la valeur de la compétition est mise en avant. Dans cette éducation occidentale, nous oublions l’aspect important qui est la liberté, la liberté d’être heureux. Ce n’est pas cette vie que je souhaite pour mes enfants.

L’école de la vie

Lorsque nous avons grandi dans une société qui prône l’instruction dans un établissement scolaire, nous oublions très vite que l’apprentissage est inné. Dès la naissance, le bébé apprend de lui-même : en observant, en imitant, en recherchant, … C’est sa confiance en lui naturel, cet enthousiasme naturel, qui le pousse à aller découvrir le monde qui l’entoure et apprendre.

Malheureusement, ce sont nous, les adultes, qui bridons cette confiance en eux à travers nos peurs, nos doutes et nos aprioris. N’avons-nous jamais stoppé notre enfant lorsqu’il cherchait à grimper sur une chaise de peur qu’il tombe ? Je l’avoue, ça m’est arrivé. Encore aujourd’hui, j’ai des peurs qui ont certainement un impact sur mes enfants. Pourtant, je leur fais de plus en plus confiance.

En effet, l’une des choses que le film « Être et devenir » m’a appris, c’est de faire confiance à mes enfants, en leur capacité et leur choix. J’avais d’ailleurs retranscrit, dans un article, une aventure que nous avons vécue en famille qui m’a demandé de lâcher prise et de faire confiance aux capacités de mes enfants. À lire ici.

Un enfant apprend bien des choses dans sa vie, parce qu’il est entouré d’une nature magnifique, de personnes passionnantes, d’objets intrigants et de phénomènes surprenants. L’enthousiasme que ces événements lui procures va le pousser à se questionner, s’informer, rechercher et découvrir.

Quoi de mieux que du temps pour observer, s’interroger, manipuler et comprendre. Pourtant, la croyance populaire considère encore que c’est à l’école que les enfants vont apprendre ce qui leur sera nécessaire dans la vie. Personnellement, ce film m’a donné envie de découvrir les compétences de mes enfants différemment.

On n’apprend pas pour vivre, on apprend en vivant.

Et si l’éducation passait par le jeu ?

J’ai souvent écouté André Stern, cet homme qui se présente lui-même comme un enfant de 42 ans et qui n’est jamais allé à l’école. Cela ne m’a donc pas de retrouver un grand nombre de ses propres dans ce film documentaire.

Dans les apprentissages autonomes, automotivés, l’enfant va apprendre en fonction de ses envies, de ses propres motivations. Nous le savons tous, un enfant est animé par l’acte de jouer. Cet enthousiasme, comme le dit très bien André, va permettre à l’enfant d’apprendre et d’assouvir son désir de découverte.  

Nous avons l’impression qu’un enfant qui passe sa journée à jouer, perd son temps. Au contraire, il étudie à sa manière. En construisant une cabane, par exemple, il va développer de nombreuses compétences pour arriver à ses fins. Cela va lui permettre d’acquérir une connaissance qui lui sera propre, mais également de conserver sa créativité d’enfant, son authenticité et sa confiance en lui.

Si nous laissons nos enfants être libres de leurs apprentissages, ils sauront construire leur propre opinion et être des libres-penseurs.

Cette nouvelle vision de l’éducation, est l’occasion de revoir nos vraies valeurs.

Je vous l’avoue, ce film a remis en question beaucoup de principes qui m’avaient été inculqués durant mon enfance : l’enfant doit apprendre de l’adulte, il faut travailler à l’école pour avoir de l’argent une fois adulte, nous nous devons d’avancer avec notre temps, travail maintenant, tu profiteras de la vie plus tard… à la retraite… ou jamais, …

Aujourd’hui, je rêve de plus de liberté pour toute la famille et pas seulement pour mes enfants. Bien évidemment, avec les apprentissages autonomes, l’enfant grandit de manière épanouie et respectée dans l’être humain qu’il est. Néanmoins, en tant que parent, si nous continuons de courir après le temps, suivre la société de consommation dans laquelle nous vivons et les exigences qu’elles nous imposent, les effets de notre choix d’éducation ne seront pas autant positifs que souhaités.

Alors, oui, je rêve de laisser mes enfants en unschooling, d’apprendre à l’école de la vie. Mais la société dans laquelle nous vivons actuellement, ne nous le permet pas. Pourquoi ? Parce que, dans les conditions actuelles, le lâcher-prise face aux autorités, face à l’entourage, à la société et au système, malgré une conviction d’avoir trouvé notre voie, est difficile. Je vous avais déjà partagé cette peur ici.

Je rêve donc d’une vie plus simple, d’une sobriété heureuse, dans une société qui nous laisse le choix de notre vie, de celle de nos enfants, de notre famille. Il faut se l’avouer, en Suisse, nous n’avons, malheureusement pas, cette liberté.

Mon point de vue sur cette vision de l’éducation apportée par le film « Être et devenir »

Je suis convaincu que les apprentissages autonomes, autogérés, le unschooling, natural learning, life learning sont ce qui est le mieux pour voir mes enfants épanouis et heureux, des enfants libres de découvrir à travers leurs envies, d’être authentiques et respectueux de ce monde.

Ce qui ressort dans les images de ce film, sont les visages souriant et apaisé des enfants qui vivent de cette manière, ainsi que l’épanouissement qu’ils en retirent. Il est évident qu’un mode de vie basé sur cette vision de l’éducation est riche autant pour les enfants que pour les adultes et nécessite une grande ouverture d’esprit.

Évidemment, je suis ressortie de cette séance cinématographique avec une idéologie chamboulée. Aujourd’hui, je ne vois que du positif dans cette vision de l’éducation basée sur les apprentissages autogérés. Espérons que j’arrive à totalement lâcher prise et ignorer cette pression institutionnelle.

Je suis triste de constater qu’encore beaucoup trop de pays, de société sont fermés à ce mode d’éducation. Et je rêve de trouver un endroit pour voir grandir mes enfants en toute liberté.

Si ce n’est pas encore fait, je vous encourage à voir ce film. Que vous soyez à la recherche d’un mode d’éducation différent ou que vous ayez juste envie d’élargir vos connaissances, il va vous apportera son lot de réflexions et de surprise. Bonne découverte !


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