Les quatre accords toltèques, une solution pour surmonter l’échec

Les quatre accords toltèques, une solution pour surmonter l’échec

6 octobre 2020 4 Par Shirley
  •  
  •  
  •  

Dans la vie, nous sommes tous confrontés à des échecs plus ou moins difficiles. Parfois, nous arrivons à passer par-dessus sans soucis, mais il y a des chutes qui nous assomment et nous empêchent de nous relever. Être parents ne nous épargne pas. L’échec est partout.

J’ai moi-même vécu des échecs et j’en suis confrontée encore régulièrement. Cependant, aujourd’hui, j’ai trouvé une manière de gérer ses défaites et d’aller de l’avant, une solution pour que mes chutes ne m’affaiblissent pas, mais au contraire m’aident à aller de l’avant.

La culpabilité face à l’échec

Lorsque nous échouons, c’est l’estime de soi qui en prend un coup. On se sent coupable de ne pas avoir réussi, d’avoir raté notre but. C’est bien évidemment le premier sentiment qui nous submerge.

Pourquoi j’ai fait telle ou telle erreur, si j’avais fait autrement, j’aurais certainement pu atteindre ma cible, etc. « Avec des « si », on mettrait Paris en bouteille. » Ce célèbre proverbe français donne un début de réflexion. Malheureusement, nous ne pouvons pas remonter le temps et recommencer encore et encore jusqu’à la réussite. 

Cette culpabilité est présente malgré nous, parce que nous souhaitions réussir et nous avons échoué. C’est la nature humaine.

Néanmoins, se sentir coupable peut parfois aider et nous motiver à se surpasser. Nous devons nous rendre à l’évidence, pour la grande majorité des êtres humains, la culpabilité n’aide pas à avancer lorsqu’on fait face à un échec.

Alors comment faire pour ne pas se sentir submergé par ce sentiment et faire face à nos échecs ?

J’ai trouvé la réponse dans le livre de Don Miguel Ruiz, Les quatre accords toltèques, la voie de la liberté.

Les quatre accords toltèques, une réponse pour surmonter l’échec

Les Toltèques était une nation du Mexique qui recherchait un mode de vie basé sur l’accessibilité facile au bonheur et à l’amour. Leurs connaissances ont été transmises de génération en génération et après avoir été gardées secrètes pendant des centaines d’années, sont enfin apportées aux peuples pour leur redonner la sagesse. 

Don Miguel Ruiz partage donc quelques-uns de ces enseignements toltèques. Il en a sélectionné 4 qui peuvent transformer notre vie en apportant liberté, bonheur et amour.

Le 4ème accord, est celui qui m’aide, aujourd’hui, à surmonter la culpabilité de l’échec et donc à faire face à l’échec en lui-même. Cependant, il me semble important de vous parler des trois premiers accords pour mieux cerner ce dernier point abordé par Don Miguel Ruiz.

Les trois premiers accords toltèques

Premier accord: Que votre parole soit impeccable

« Le premier accord toltèque est le plus important et aussi le plus difficile à honorer »

Notre parole peut faire du bien, mais elle est aussi, trop souvent, destructrice. Nous pouvons blesser, comme nous pouvons réconforter. Nous pouvons nuire, comme nous pouvons valoriser. À nous de faire l’effort de parler avec bienveillance, amour et paix.

Deuxième accord: Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

« Ce que les gens disent, ce qu’ils font et les opinions qu’ils émettent dépendant seulement des accords qu’ils ont conclus dans leur propre esprit. »

Qu’on nous dise du mal (ou du bien), ce n’est pas notre affaire. C’est ce que pense l’autre et cela ne doit, en aucun cas, nous affecter. Si nous arrivons à vivre avec cet accord, nous arrivons à ne pas nous sentir offensés à la moindre remarque désagréable.

Troisième accord: Ne faites pas de supposition

« Il vaut toujours mieux poser des questions que de faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir. »

Nous avons tendance à nous faire des idées sur ce qui a poussé une personne à agir de la sorte ou à dire de telles paroles. Nous continuons en nous persuadant que ces suppositions sont fondées et nous en faisons une affaire personnelle. Malheureusement, cela peut attirer des problèmes, même si notre intention était bonne.

Le mieux étant donc de demander à l’autre, de communiquer à travers la parole. Comme je le disais si justement dans un de mes précédents articles : « La communication est la clé de l’harmonie familiale ! », mais pas seulement. C’est également essentiel dans toute relation humaine. Vous pouvez retrouver l’intégralité de cet article ici.

Le quatrième accord toltèque : Faites toujours de votre mieux

« Quelles que soient les circonstances, faites toujours de votre mieux, ni plus, ni moins. Mais rappelez-vous que votre mieux ne sera jamais pareil même d’une fois à l’autre »

un enfant qui recommence d'escalader un mur après un échec
Image par Arek Socha de Pixabay

Nous voici arrivés à ce quatrième accord qui nous intéresse tellement. Dans son livre, Don Miguel Ruiz, parle de cet accord principalement pour l’application des trois précédents. Néanmoins, je me le suis approprié pour toutes les sphères de ma vie.

Si nous faisons trop d’efforts, nous finirons par nous épuiser. Cela est donc contre-productif. Si au contraire, nous ne fournissons pas assez d’énergie à atteindre notre but, nous n’y arriverons jamais. Cependant, notre mieux dépend des aléas de la vie. Parfois, la fatigue est telle que notre mieux sera différent. À l’inverse, nous aurons des jours où tout ira bien et le résultat de l’effort plus visible.

Notre humeur, notre état de stress, de fatigue, la maladie, nos proches, la situation actuelle dans le monde… enfin tout ce qui nous touche, de près ou de loin, peut altérer notre mieux. Notre état peut changer d’un jour à l’autre, d’une heure à l’autre, d’un instant à l’autre.

Nous ne sommes plus coupables de notre échec

Qu’importe notre état, si nous faisons de notre mieux, nous n’aurons pas à nous reprocher de n’avoir pas tout donné pour parvenir à notre objectif. 

En faisant toujours de notre mieux, nous ne pouvons pas nous en vouloir de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour réussir. Nous avons fait de notre mieux et l’échec a quand même frappé. Ce n’est pas notre faute, ce sont les aléas de la vie qui nous amènent à cette finalité.

En tant que parents, nous avons cette fâcheuse tendance à nous auto-punir. Par exemple, lorsque nous avons réagi trop impulsivement face à notre enfant, que nous n’avons pas su trouver les bons gestes, les bons mots face aux pleurs ou aux cris de notre enfant. Ce n’est pas grave, nous avons fait de notre mieux et…

L’échec n’est pas une fatalité

…demain est un autre jour. Nous avons échoué, tant pis. Si nous avons fait de notre mieux, nous avons déjà donné ce que nous pouvions à ce moment-là. Maintenant, nous allons de l’avant et continuons à faire de notre mieux.

En acceptant l’échec, nous apprenons sur nous-mêmes et prenons conscience de nos erreurs. Nous acquérons les capacités à regarder les résultats de nos actions et poursuivre notre évolution personnelle. 

Témoignage :

Je fais partie de cette population de parents qui crie avant de parler. Je le sais et je fais des efforts pour changer depuis de nombreuses années. Cependant, je m’assommais de remords à chaque fois que je n’arrivais pas à me contenir.

Maintenant que je connais ce 4ème accord, je vois les choses autrement. À chaque chute, je respire et je me dis, je ferais mieux la prochaine fois. Quand j’ai le temps, je m’assieds et prends un livre qui m’aide à comprendre mes émotions. Il m’arrive aussi d’écrire ce que je ressens. Mais ce sont des actions que je fais sporadiquement, lorsque j’ai le temps, l’énergie et l’envie.

Petit à petit, je vois des résultats, sans m’épuiser et sans culpabiliser. C’est là tout le principe de ce 4ème accord toltèque : qu’importent les circonstances, faites toujours de votre mieux !


  •  
  •  
  •  
  • 7
    Partages