Mensonge chez l’enfant : 5 solutions pour y remédier

Mensonge chez l’enfant : 5 solutions pour y remédier

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Aidez-moi, mon enfant ment ! C’est le cri de détresse de beaucoup de papas et de mamans. Car la plupart des parents ont déjà été confrontés à des mensonges de leur enfant. T’es-tu déjà demandé pourquoi les jeunes enfants en font souvent usage ? En grandissant, cela risque-t-il de perdurer, de devenir plus fréquent ou au contraire plus sporadique ? Je t’offre les réponses et les clés nécessaires pour faire face aux mensonges des enfants.

Tu peux directement écouter le podcast ci-dessous, le télécharger pour l’écouter plus tard ou t’abonner sur les plateformes d’écoute en ligne (Deezer, Apple podcast ou Spotify). Tu peux retrouver les précédents podcast ici.

Le mensonge chez le jeune enfant est normal

Il est important de savoir que le mensonge est une étape normale dans le développement de l’enfant. Dès l’âge de 2 ans et jusqu’à 5 ou 6 ans, l’enfant va faire usage du mensonge. Pas dans un but d’être méchant. Mais tout simplement, car dans ces premières années, l’enfant n’a pas encore bien conscience de la différence entre la réalité et l’imaginaire. Il va d’ailleurs jouer avec ces deux mondes, passant de l’un à l’autre. Pour lui, la distinction entre les bonnes et les mauvaises actions est encore floue et n’a donc pas conscience de l’impact d’un mensonge.

C’est aussi une période de découverte et d’apprentissage pour l’enfant : découvert du pouvoir des mots, apprentissage de l’effet de surprise et des plaisanteries.

Même si dans la plupart des situations, les jeunes enfants vont utiliser le mensonge pour le plaisir ou pour épater la galerie, il arrive pourtant qu’ils tentent d’éviter de se faire réprimander, de camoufler une faible estime de soi ou d’attirer l’attention, de manière inconsciente.  

Les mensonges chez l’enfant plus grands

Ce n’est qu’à partie de 6-7 ans que le mensonge devient problématique. Ce n’est donc pas parce que l’enfant aura fait de petits mensonges jusqu’à cet âge, que cela perdurera. Une fois l’âge de raison atteinte, l’enfant saura mieux faire la différence entre le bien et le mal. Il pourra donc mentir avec une intention derrière : pour obtenir ce qu’il désire, par exemple.

La peur de la réaction de l’adulte (se faire gronder ou se faire punir) ou la recherche d’attention, comme je l’ai dit avant, deviennent des raisons de mentir. L’enfant prendra conscience de l’impact de ces mots et l’utilisera dans un but précis. Il est donc important de creuser et comprendre ce qui se cache derrière les mensonges des enfants.

Les 5 règles pour faire face aux mensonges de l’enfant

Je vais te partager 5 petites règles pour accompagner les enfants dans l’apprentissage de l’honnêteté.

Règle N°1 : L’enfant doit avoir confiance en l’adulte

Il est important de prendre conscience que l’enfant a besoin de savoir qu’on l’aime tel qu’il est et qu’on l’aimera toujours, qu’importe ce qu’il fait et ce qu’il dit. Mentir ne changera rien : il ne sera pas plus ou moins apprécié.

Si l’enfant ressent cette confiance, il se sentira libre de parler ouvertement. À l’inverse, s’il a peur de se faire gronder ou punir, il mentira encore plus.

Malheureusement, la crainte des parents va avoir l’effet contraire. Donc, nous devrions éviter d’avoir une réaction trop négative face à un mensonge. À la place, félicitons l’enfant quand il a le courage de nous dire la vérité, même si c’est pour avouer une bêtise.

Rège N°2 : voir le mensonge comme un jeu

Je t’ai expliqué juste avant que les enfants de moins de 6 ans, sont dans le jeu. Étant donné qu’ils ne font pas cette différence entre le réel et l’imaginaire, à nous de faire l’effort d’entrer dans leur jeu.

En utilisant une phrase du genre, « Tu ne me ferais pas une petite plaisanterie ? », permettrait à l’enfant de sentir que nous ne le jugeons pas et pourrait facilement rire de ce qu’il vient de dire.

Il existe d’autres manières de jouer des mensonges des enfants. Ma maman aimait utiliser notre imaginaire en nous disant : « j’ai l’impression qu’une petite souris à manger du chocolat », par exemple. Vu que l’on n’arrivait pas à garder notre sérieux, on finissait par rigoler tous ensemble.

Je t’avoue que j’utilise parfois moi-même cette technique et elle fonctionne encore très bien. Comme quoi, les vieilles astuces de grand-mère sont pas mal.

Règle N°3 : Mettre de mots sur les émotions

Lorsque l’enfant ment, il y a généralement une émotion ou un désir derrière. L’enfant n’en a pas forcément conscience et c’est donc à nous, adulte, de décoder et mettre des mots sur ça. Après la phrase de la petite souris et du chocolat, on peut dire à l’enfant : « Ah, tu avais envie d’un chocolat ? » ou encore : « Tu es triste que ton frère ait reçu un chocolat de son copain et pas toi. Tu en voulais aussi un. »

Ça paraît anodin, mais à âge de la découverte de ses sentiments, verbaliser à l’enfant ce qu’il ressent est essentiel.

Règle N°4 : Parler avec l’enfant et l’aider à différencier ces deux mondes

Dans un premier temps, l’enfant a besoin de décoder la réalité de l’imaginaire et ce n’est pas une étape évidente, comme expliqué dans une vidéo de l’université de Genève que je trouve extrêmement pertinente. Je te la mets sur ici pour que tu puisses aussi la visionner.  

Dans le cas du mensonge, il devient pertinent d’expliquer à l’enfant que l’imaginaire, c’est bien, mais que parfois, on a besoin de connaître la vérité. On peut dire des blagues, des histoires inventées et on a le droit de changer d’avis, mais il faut le dire et expliquer la réalité.

En parlant du respect et de la confiance avec l’enfant, il comprendra petit à petit cette différence entre ces deux mondes, mais également que le mensonge risque de brise la confiance existante.

Parler oui, mais aussi écouter ce que l’enfant a à nous dire.

Règle N°5 : Montrer l’exemple

Je n’ai pas besoin de m’étaler sur le sujet. Tu es conscient maintenant, qu’il est important de montrer le bon exemple : dans tes paroles, mais aussi dans tes promesses. Si l’on n’est pas sûr de pouvoir répondre positivement à la demande de l’enfant, mieux vaut ne pas se prononcer trop rapidement. Et si, malheureusement, nous ne pouvons pas tenir notre promesse, s’excuser auprès de l’enfant est la meilleure des choses.

On arrive à la fin de ce podcast et pour t’aider à bien retenir ces 5 règles. Je te les répète vite une dernière fois.

  • Règle N°1 : L’enfant doit avoir confiance en l’adulte
  • Rège N°2 : voir le mensonge comme un jeu
  • Règle N°3 : Mettre de mots sur les émotions
  • Règle N°4 : Parler avec l’enfant et l’aider à différencier ces deux mondes
  • Règle N°5 : Montrer l’exemple

J’espère que tu es maintenant rassuré et que tu sauras comment réagir devant les mensonges de ton enfant.

Et pour terminer, je te partage une petite citation d’un internaute qui va, je l’espère te faire sourire en repensant à certains mensonges de tes enfants :

« J’adore écouter des mensonges quand je connais la vérité. »

Un internaute

Pour qu’on rigole un peu, raconte dans les commentaires une anecdote d’un mensonge de ton enfant.


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