Mon accouchement

Mon accouchement

19 novembre 2019 2 Par Shirley
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Je vous partage enfin le récit de la naissance de notre 4e petit trésor (comme promis dans l’article où je vous présentais notre bébé et nos dernières nouvelles). Pour tout vous avouer, l’accouchement de cet article a mis bien plus de temps que celui de mon bébé. Après avoir vécu 3 accouchements très différents, je m’attendais à vivre, enfin, un accouchement parfait, l’accouchement de mes rêves.

Allez ! Je me lance et vous fais partager l’intimité de cet événement jonché de hauts et de bas.

Les semaines précédant mon accouchement

Première rencontre de Kalen avec son petit frère

Je vais revenir quelques semaines avant l’accouchement pour bien planter le décor. J’ai eu 3 grossesses qui sont arrivées jusqu’à la fameuse date du terme (à 3-4 jours près). Les médecins et les sages-femmes étaient assez confiants pour dire que ce serait certainement le cas pour ce 4e bébé. Je savais donc qu’il y aurait peu de chances que j’accouche avant mon terme.

Cependant, j’avais un diabète gestationnel (sans insuline, bien heureusement), et ma gynécologue m’avait bien fait comprendre que même si bébé allait bien, l’hôpital me déclencherait maximum 3 jours après mon terme. Dans ma tête, c’était hors de question que l’on provoque l’accouchement. Bébé devrait venir par lui-même. J’angoissais aussi un peu à l’idée de souffrir plus qu’avec un accouchement naturel.

Par chance, la gynécologue de l’hôpital ne pensa pas comme mon médecin. Elle décida de ne pas prendre en compte qu’il s’agissait d’une grossesse avec un diabète gestationnel, car celui-ci était très bien régulé grâce à mon alimentation (si diabète il y avait vraiment !!!). Mon bébé aurait donc 10 jours de plus pour se décider à venir au monde.

Malheureusement, mon petit trésor était bien dans mon ventre et n’était pas décidé à sortir. Ce qui devait arriver, arriva. Mon terme était dépassé de 10 jours et le déclenchement devenait inévitable. Malgré que les médecins choisirent le lendemain, j’ai demandé à être déclenché le jour-même. Quitte à devoir provoquer cet accouchement, faisons-le tout de suite. Et pour être honnête avec vous, notre fille avait un meeting d’athlétisme le lendemain et j’avais envie que mon mari puisse y assister (et heureusement qu’il était là, car elle a gagné une belle médaille de bronze.).

J’ai vécu ce choix comme un 1er échec. Je n’ai pas laissé mon bébé décider lui-même du jour de sa naissance, comme ce fut le cas pour sa sœur et ses 2 frères. Je ne sentirais pas les 1ères contractions tranquille à la maison, je ne prendrais pas un bon bain dans notre grande baignoire (oui, oui, j’ai une grande baignoire !), je ne dirais pas au revoir à mes 3 grands entre 2 contractions. J’avais imaginé ce scénario des dizaines de fois pendant ma grossesse et il s’écroula en quelques minutes.

Le déclenchement de mon accouchement

Des frères et sœur fière de leur tout petit frère

Je m’attendais à ce qu’on me pose une voie, qu’on m’injecte un liquide et que les contractions commenceraient. Mais ce fut tout autre. Il y eut beaucoup d’attente (de nouveau). D’abord, il a fallu 2 intervenantes pour me poser le cathéter (j’ai de très mauvaises veines, mais quand même). J’ai eu le droit à plusieurs examens, et certains même à plusieurs reprises. En plus de tout ça, la sage-femme refusait de débuter tant que mon mari n’était pas là (mon mari étant au travail, j’étais allée à la maternité avec ma maman). Car selon elle, je risquerais d’accoucher avant qu’il soit là. Au final, je suis arrivée à la maternité vers 10h et j’ai enfin eu mon 1er comprimé (oui, j’ai choisi la solution qui devait être soi-disant la plus « progressive ») vers 14 h 30.

Je ne vais pas vous mentir, 30 minutes après, j’avais des contractions. Mais rien de bien spectaculaire. Elles n’étaient pas très différentes des contractions que j’avais depuis 2 mois. Et elles n’étaient même pas régulières. Donc, on était là, dans une chambre à attendre que ça évolue. Mais rien ! 3 heures plus tard, un nouveau contrôle et un 2e comprimé. Là, les contractions sont devenues à peine plus fortes et plus régulières. Mais toujours rien de très prononcé.  

Vers 21h, je demande à aller me détendre dans la baignoire, vu que je commençais à fatiguer. Je me disais qu’un bon bain m’aiderait à me détendre et voir le temps passer un peu plus vite. Et puis, honnêtement, j’avais envie d’un dernier bain avant.

L’accélération de mon accouchement

l’arrière-grand-maman avec son 4ème arrière-petit-fils

Je n’ai pas fait 5 minutes dans la baignoire, que l’accouchement s’est soudainement accéléré. Je suis entrée dans l’eau, j’ai eu une seule et unique contraction très douloureuse et j’ai perdu les eaux.

La douleur est devenue insupportable en une seule et unique contraction. J’ai hurlé de douleur et je suis sortie de l’eau. Pour mes deux précédents accouchements, l’eau chaude m’aidait et était même agréable. Mais pour ce 4e accouchement, c’était tout autre.

Une fois hors de l’eau, j’ai géré 10-15 minutes de contractions en appliquant les exercices de respiration et en détruisant la main de mon mari (et celle de la sage-femme au passage). Puis, je suis devenue hystérique. J’ai réclamé la péridurale, qui bien sûr n’était plus du tout envisageable. Je le savais, mais je ne voulais pas le croire. J’avais la sensation que j’allais mourir. J’étais persuadée ne pas sortir vivante de cet accouchement. J’étais là, debout dans cette salle d’accouchement. Je criais, je hurlais, je pleurais. Et plus je criais, plus les contractions étaient difficiles à surmonter.

La sage-femme essayait de me calmer tant bien que mal. Elle faisait tout ce qui lui était possible pour m’accompagner dans cette ultime étape. Mais rien à faire, j’étais dans une hystérie incontrôlable. La sage-femme décida d’utiliser du gaz hilarant pour me calmer. Effectivement ça m’a calmé, ça m’a même carrément shooté. J’entendais ce qu’on me disait de faire, mais j’étais à moitié absente, loin de ce qui se passait à ce moment-là autour de moi. Et pourtant, c’était LE moment de la rencontre avec mon bébé.

L’arrivée de bébé

À peine, avais-je inhalé ma 1re bouffée de gaz que je poussais déjà. En une poussée, bébé est descendu. À la deuxième poussée, la tête était dehors. Tout s’est passé très vite et malheureusement les épaules de bébé sont restées coincées. Et là, je n’ai rien compris. Tout le monde s’excitait, on m’a fait faire des mouvements avec mes jambes. Et finalement, à 21 h 59, le voilà : un beau gros garçon de quasi 4 kg. Notre petit Kian était là.

Après ces 30 minutes éprouvantes et l’expulsion du placenta, je pensais que c’était fini. Mais non ! J’ai fait une petite hémorragie. Rien de grave heureusement, mais je n’en garde pas un très bon souvenir. La gynécologue trifouillait pour chercher la cause du saignement et elle m’enfila plusieurs suppositoires. Malgré les explications et savoir que c’est pour mon bien, ce n’est quand même franchement pas un moment de plaisir.

Kian
Kian

Mon bilan

J’ai eu quelques déceptions personnelles durant cet accouchement et j’ai vécu quelques maladresses de la part du personnel.

J’aurais aimé laisser venir mon bébé quand lui l’aurait décidé. Mais mon impatience, ma fatigue et mes douleurs m’ont poussé à accepter le déclenchement.

Je suis triste de ne pas avoir su trouver la force mentale en moi pour ne pas devenir hystérique. D’avoir dû être calmé avec le gaz hilarant. De ce fait, n’être pas totalement présente lors de l’expulsion de mon bébé.

Je reproche à la sage-femme de n’avoir jamais dit clairement « il est trop tard pour avoir la péridurale ». Elle me répétait que j’étais capable, que ça allait aller, etc… Mais j’avais au fond de moi encore l’espoir que la douleur disparaisse totalement grâce à cette simple piqûre (pas si simple que ça). 

L’autre détail, et ça je peux difficilement lui en vouloir vu la rapidité à laquelle cela doit être fait, c’est lorsque l’équipe médicale me faisait faire de la gym pour aider mon bébé à se tourner pour sortir les épaules. J’aurais aimé qu’on me dise ce que je devais faire au lieu de me bouger dans tous les sens. Je n’étais pas handicapé, ni même sous péridurale. J’étais juste un peu stone. Mais j’étais tout à fait capable de bouger mes jambes et tout le reste de mon corps.

Finalement, mon bébé est né sans complication et je n’ai eu aucun souci poste-accouchement. Nous allons tous bien et nous sommes heureux d’avoir nos 4 enfants en bonne santé.

Et vous, comment s’est passé votre accouchement. Vous avez aussi des événements qui vous ont dérangés de la part du personnel soignant ? Ou des déceptions personnelles ? Partagez-les en commentaire !


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