Pourquoi nous avons décidé de ne pas faire comme les autres

Pourquoi nous avons décidé de ne pas faire comme les autres

12 septembre 2018 3 Par Shirley

 

Travailler pour avoir de l’argent. Travailler pour rembourser ses dettes, ses emprunts. Travailler et malgré cela ne pas avoir assez d’argent. C’est malheureusement la triste réalité de notre génération. De jeunes familles qui, pour avoir une voiture, une maison sont obligées d’emprunter de l’argent et passer une bonne partie de leur vie à le rembourser. Nous avons décidé de ne pas suivre se modèle, de ne pas faire comme les autres. Mais pourquoi?

Au commencement, nous voulions faire comme les autres

Depuis plus d’un an on cherchait une maison à acheter dans notre région. Pourquoi devenir propriétaire? Parce que c’était l’occasion idéale. Le taux hypothécaire est relativement bas, nous avons “le bon âge” pour ça (comme grands nombres de nos amis), et nous avons le profile type (famille avec 2-3 enfants).

On a cherché pendant plusieurs mois. Nous avons étudié les annonces immobilières. Nous avons visité des maisons qui nous on plus, nous on déplus, nous on fait rêvé. Nous avons étudié les budgets nécessaire pour la constructions d’une maison. Mais le budget suivait difficilement nos rêves. Nous avons même fait des propositions d’achat, en-dessous du prix affiché, qui n’ont malheureusement rien données.

Peut-être était-ce le destin qui en voulait ainsi? Cette réalité nous a fait nous poser des questions. Était-ce réellement ce qu’on désirait pour notre famille? Est-ce qu’on souhaitait avoir une maison, avec son lot de complications? Les travaux? Les dettes? La pression de la société à avoir une “belle” maison (oui, on habite en Suisse, donc faut quand même entrer dans les “standard” de notre société “bourge”)? Autant de questions qu’on oublie de se poser quand le désire de faire comme les autres entre en jeu.

Il faut de l’argent

Pour mener a bien notre projet initial, il nous fallait trouver, gagner, économiser suffisamment d’argent pour payer les 20% de fond propre exigés par les lois de notre pays. Pour être honnête avec vous, on avait pas la moitié de la somme. Pour cela, nous aurions du emprunté à des proches et économisé. Grappiller de petites sommes à droite, à gauche.

Personnellement, j’ai commencé par faire du tri à la maison et vendre des articles de puériculture, des vêtements et quelques objets de technologie qui traînaient chez nous. Mais bon, soyons réaliste, c’est pas avec ces petites sommes que nous allions obtenir 20’000€.. Mais ça n’a pas fait de mal à notre intérieur. D’ailleurs, j’y ai pris goût et je continue régulièrement à faire du tri dans notre appartement. (Ah ce que j’aimerais devenir minimaliste ! Mais ceci est un autre sujet).

Puis viennent les questions sur les plus grosses dépenses. La 2ème voiture est-elle indispensable? Nos vacances en famille est-ce que c’est obligatoire chaque année? Pourquoi pas aller vivre dans un appartement plus petit? Tout ces sacrifices pour avoir l’argent nécessaire pour une maison. Etions-nous prêt à faire ces sacrifices pour devenir comme tout le monde?

Un sacrifie au détriment de notre bonheur familial… non merci !

Nous ne sommes pas prêts à faire des sacrifices qui iraient à l’encontre de notre épanouissement familiale. Et franchement, je ne vois pas lequel des sacrifice que j’ai nommé ci-dessus ne va pas à l’encontre de cet épanouissement, de ce bonheur.

Certes une 2ème voiture n’est pas indispensable, mais elle permet d’avoir accès à des activités diverses pendant que Jérémie est au travail. Et si c’est lui qui se sacrifie et utilise les transport en commun pour aller au travail, cela veut dire qu’il partirait encore plus tôt le matin et reviendrait encore plus tard le soir. Il ne verrait que très peu ses enfants et serait beaucoup plus fatigué (donc aurait moins de patience avec les enfants et profiterait moins d’eux).

Et les vacances, c’est… comment dire… notre plaisir familial. Une semaine coupés de notre mode de vie habituel. Une semaine à profiter de nos enfants à 200%, mais aussi une semaine pour se détendre, rigoler et jouer. Même si c’est une semaine au camping du coin, cette coupure est essentiel pour nous, pour notre relation avec nos enfants. On pourrait s’en passer. Les vacances ne sont pas une “obligation” en soi, mais c’est tellement enrichissant pour chacun, autant pour les enfants que pour nous.

Quand nous regardons à travers le monde, un appartement de la grandeur que nous avons ferait rêver grand nombre de famille. Nous sommes loin de la case de centre Afrique, ou des maisons de tôles dans les bidonvilles d’Amérique latine. Nous sommes conscients de la chance que nous avons d’avoir un appartement, avec suffisamment de pièces pour que chacun se sente à l’aise. Mais nous pourrions certainement vivre dans un appartement plus petit quand même, ça n’en fait pas de doute. Mais on se sent bien ici. Nous apprécions le quartier, nous apprécions le voisinage. Cet environnement fait partie intégrante de notre bonheur.

Alors oui, nous pourrions faire comme tout le monde, et se sacrifier, se serrer le ceinture et atteindre l’objectif social d’avoir une maison, de devenir propriétaires. Mais après toutes ses réflexions, ce n’est plus notre désir.

Le bonheur avant tout

Alors voilà, il est clair que pour nous, acheter une maison n’est pas plus important que notre vie de famille. La relation que nous entretenons entre nous, au sein du couple et avec nos enfants, est prioritaire sur le reste. Nous voulons profiter de ce bonheur familiale qu’importe que cela implique ne pas être propriétaire d’un bien immobilier.

Certes, c’est un choix. Certains dirons qu’il faut savoir se serrer le ceinture pour avoir une meilleure qualité de vie après. Et bien, c’est leur choix. Nous avons pris la décision de vivre cette vie que nous avons, cette seule et unique vie qui nous a été donnée, sans devoir se mettre la corde autour du coup. Et ne pas entrer dans la spirale de l’endettement.

Alors oui, cela peut sembler lâche. On pourrait nous dire qu’on a pas envie de faire des efforts, qu’on reste bloqués par nos peurs de l’échec, notre peur d’un inconfort financier. Moi je pense que justement, c’est courageux de vouloir faire selon nos valeurs. Et ne pas suivre bêtement comme des moutons le mouvement de notre société.

Notre plus grand bonheur, c’est d’être heureux en famille!!!

Et vous, faites-vous des choix qui vont à l’encontre de la société d’aujourd’hui?

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